perdue dans mes pensées...d'adolescente...perdue tout court je crois
Baudelaire avait raison, le Spleen n'est jamais loin
J'écoute des chansons nulles, comme ça je me sens mieux, je réfléchis, sur les gens, sur moi, enfin toutes ces pensées pseudo philosophique qu'on forme, tous ces discours, ces débats interieurs qu'on fait pour pouvoir se dire qu'on est intelligent, qu'on est différent, que ce n'est pas parce qu'on s'est noyé dans le conformisme toute la journée en fumant, en passant par Zara et les galleries Lafayette...On essaye de se dire que nous on sait, que le fait qu'on exploite de petites différences, (mais pas trop grande quand même pour pas être classé dans la catégorie des gens "différents", des "autres", comme Le gothique du lycée, ou La racaille... oui, parce qu'à Sion, il faut bien le dire, soit tu t'habilles en D&G, soit t'as plus qu'à venir à poil) fait qu'on est quelqu'un de bien. Mais quoi qu'on dise, on est tous pareils, tous la réplique du parfait petit sionniste, pas le choix sinon tu rentres pas dans leur norme, dans la norme de la blondasse qui te regarderait de travers si tu avais l'audace de mettre des sandales en plastoc' au lycée...alors que toi tu es fan des sandales bleues de plage)Tous ces petits rien qui font que me lycée me semble être un régime totalitaire à petite échelle, et dont les dirigeants seraient les "populaires", ceux qui relanceraient la mode hippie en venant pieds nus au lycée, ceux qui, lorsqu'ils font une blague voient ceux qui esperent à tout prix être leur ami rire à pleins poumons... pathétique...minables même. Surtout quand on se rend compte que tout le monde nous raconte des saloperies sur les populaires, et après vont taper la discut avec eux parce que ouai, il parait que ça fait bien ...Ont ils réellement des amis ou est ce la réalité des choses? Tout le monde te sourit et te crache dessus dès que tu regardes pas. Simpa.
Bon en même temps, je suis focul aussi, ce qui me fait peur d'ailleurs, parce que je ne savais pas à quel point. J'veux me différencier, comme tout le monde, mais comme beaucoup je n'y arrive pas. Je pars dans ces sales discussions où le but est d'exploser le score de la méchanceté...tout en variant, parfois sur quelqu'un, parfois sur l'autre...le plus jouissif étant le double jeu ( à B : Ouai c'est vrai que A est une salope B: Ouai je la supporte pas cette fille ; à A: Putain tu sais pas ce que B a dit sur toi? C'est une connasse quand même...) ==> et là devinez qui c'est la connasse. Pourtant c'est une habitude, "c'est l'usage", comme l'esclavage dans Candide.
Devrais-je pour me faire ressortir parmis tous ces gens, certains que j'adore, certains que je méprise, me teindre en blonde, me foutre un anneau dans le nez, adhérer à une secte ou me faire poser d'énormes implants mamaires? Bête que j'en arrive à réfléchir à ça ...Paraît qu'être soi c'est mieux mais hé j'vous vois bien essayer d'être vous même dans un scénario qui ressemble plus à une série Z qu'à la vraie vie, avec des personnages qui vous achèvent si vous ne leur plaisez pas; il suffit d'une rumeur, d'un bruit qui court et pan t'es mort.
Si je suis moi même, j'm'en fous de la plupart des gens, j'les écouterais même pas me raconter leur vie et leur dirais juste 'hé mec, j'm'en fous de ta vie, trouve un autre cobaye', ouai, en vrai je suis méchante et j'aime pas les gens, tous des couillons (ou presque) mais il parait qu'être gentil, pour la vie sociale c'est mieux, et à Sion, une vie sociale très développée est exigée. On remarque d'ailleurs les 'sans amis' dont on se moque souvent sans voir que nous aussi on est presque seul si on regarde bien. On essaye d'avoir le plus de monde autour de soi, de faire la bise à de plus en plus de personnes.Hé quoi y'en a qui me font la bise à qui j'ai parlé trois fois dans ma vie 'heu c'est quoi ton nom mec?' . L'année prochaine je f'rai le tri, on jette les gens dont on se fout, ça c'est décidé (j'dis ça, mais je le f'rai pas). Trop tard, j'me sens dejà me noyer dans le bouillon lycéen...dejà un moment que j'bois la tasse. Je deviens ce que je déteste, le genre de fille qu'a rien d'interressant à donner, qui sait plus être elle même, qui fait attention à ce que les autres pensent d'elle, et pire, qui a peur d'eux. Avant, j'aurais mis sans problème mon t shirt system of a down, j'me serais habillée en noir parce que oui, j'aime ça ... Mais mon voisin croyait que j'étais gothique parce que j'm'habillais en noir et que j'écoutais noir désir (ça dejà ça veut dire qu'il est naze et inculte ce type). C'est pour dire l'ouverture d'esprit. Devant Sion il devrait y avoir marqué 'fermez vos esprits et entrez, ici intolérance nous cultiverons' ..Et dire qu'en arrivant je connaissais même pas les birke 'ouah la honte'
Je suis foutue moi je vous le dis
Heureusement qu'on trouve des personnes qui savent Être.
Baudelaire avait raison, le Spleen n'est jamais loin
J'écoute des chansons nulles, comme ça je me sens mieux, je réfléchis, sur les gens, sur moi, enfin toutes ces pensées pseudo philosophique qu'on forme, tous ces discours, ces débats interieurs qu'on fait pour pouvoir se dire qu'on est intelligent, qu'on est différent, que ce n'est pas parce qu'on s'est noyé dans le conformisme toute la journée en fumant, en passant par Zara et les galleries Lafayette...On essaye de se dire que nous on sait, que le fait qu'on exploite de petites différences, (mais pas trop grande quand même pour pas être classé dans la catégorie des gens "différents", des "autres", comme Le gothique du lycée, ou La racaille... oui, parce qu'à Sion, il faut bien le dire, soit tu t'habilles en D&G, soit t'as plus qu'à venir à poil) fait qu'on est quelqu'un de bien. Mais quoi qu'on dise, on est tous pareils, tous la réplique du parfait petit sionniste, pas le choix sinon tu rentres pas dans leur norme, dans la norme de la blondasse qui te regarderait de travers si tu avais l'audace de mettre des sandales en plastoc' au lycée...alors que toi tu es fan des sandales bleues de plage)Tous ces petits rien qui font que me lycée me semble être un régime totalitaire à petite échelle, et dont les dirigeants seraient les "populaires", ceux qui relanceraient la mode hippie en venant pieds nus au lycée, ceux qui, lorsqu'ils font une blague voient ceux qui esperent à tout prix être leur ami rire à pleins poumons... pathétique...minables même. Surtout quand on se rend compte que tout le monde nous raconte des saloperies sur les populaires, et après vont taper la discut avec eux parce que ouai, il parait que ça fait bien ...Ont ils réellement des amis ou est ce la réalité des choses? Tout le monde te sourit et te crache dessus dès que tu regardes pas. Simpa.
Bon en même temps, je suis focul aussi, ce qui me fait peur d'ailleurs, parce que je ne savais pas à quel point. J'veux me différencier, comme tout le monde, mais comme beaucoup je n'y arrive pas. Je pars dans ces sales discussions où le but est d'exploser le score de la méchanceté...tout en variant, parfois sur quelqu'un, parfois sur l'autre...le plus jouissif étant le double jeu ( à B : Ouai c'est vrai que A est une salope B: Ouai je la supporte pas cette fille ; à A: Putain tu sais pas ce que B a dit sur toi? C'est une connasse quand même...) ==> et là devinez qui c'est la connasse. Pourtant c'est une habitude, "c'est l'usage", comme l'esclavage dans Candide.
Devrais-je pour me faire ressortir parmis tous ces gens, certains que j'adore, certains que je méprise, me teindre en blonde, me foutre un anneau dans le nez, adhérer à une secte ou me faire poser d'énormes implants mamaires? Bête que j'en arrive à réfléchir à ça ...Paraît qu'être soi c'est mieux mais hé j'vous vois bien essayer d'être vous même dans un scénario qui ressemble plus à une série Z qu'à la vraie vie, avec des personnages qui vous achèvent si vous ne leur plaisez pas; il suffit d'une rumeur, d'un bruit qui court et pan t'es mort.
Si je suis moi même, j'm'en fous de la plupart des gens, j'les écouterais même pas me raconter leur vie et leur dirais juste 'hé mec, j'm'en fous de ta vie, trouve un autre cobaye', ouai, en vrai je suis méchante et j'aime pas les gens, tous des couillons (ou presque) mais il parait qu'être gentil, pour la vie sociale c'est mieux, et à Sion, une vie sociale très développée est exigée. On remarque d'ailleurs les 'sans amis' dont on se moque souvent sans voir que nous aussi on est presque seul si on regarde bien. On essaye d'avoir le plus de monde autour de soi, de faire la bise à de plus en plus de personnes.Hé quoi y'en a qui me font la bise à qui j'ai parlé trois fois dans ma vie 'heu c'est quoi ton nom mec?' . L'année prochaine je f'rai le tri, on jette les gens dont on se fout, ça c'est décidé (j'dis ça, mais je le f'rai pas). Trop tard, j'me sens dejà me noyer dans le bouillon lycéen...dejà un moment que j'bois la tasse. Je deviens ce que je déteste, le genre de fille qu'a rien d'interressant à donner, qui sait plus être elle même, qui fait attention à ce que les autres pensent d'elle, et pire, qui a peur d'eux. Avant, j'aurais mis sans problème mon t shirt system of a down, j'me serais habillée en noir parce que oui, j'aime ça ... Mais mon voisin croyait que j'étais gothique parce que j'm'habillais en noir et que j'écoutais noir désir (ça dejà ça veut dire qu'il est naze et inculte ce type). C'est pour dire l'ouverture d'esprit. Devant Sion il devrait y avoir marqué 'fermez vos esprits et entrez, ici intolérance nous cultiverons' ..Et dire qu'en arrivant je connaissais même pas les birke 'ouah la honte'
Je suis foutue moi je vous le dis
Heureusement qu'on trouve des personnes qui savent Être.
