...et c'est réciproque

ça ne sert à RIEN

It's a new day, it's a new life for me

Pourquoi les gens sont-ils aussi cons?
Quand je le regarde, je ne vois qu'un amas de cellules dont celles du cerveau ont la même fonction que celles de ses mains; problématique.

Je m'appelle Robert le MG, 17 ans, du poil au menton, une voix grave, des grands pieds et Eleanore (nom de code) est ma MF. Je suis mannequin pour slips de bains et ça me plait beaucoup.
Il faut qu'on achète Virgin; ensuite, anais et moi, nous le transformerons et y vivrons paisiblement, un peu à l'étroit, certes, mais en colloc', c'est ça qui importe. Dressings avec option tapis roulant, et salle de concerts privée nous tendent les bras. Evidemment, j'aurai assez de place pour mon balaineau génétiquement modifié adoptif [crousty le balaineau], mon doudou, oui, car on a tous besoin d'une présence pour se rassurer la nuit. Elle, préfèrera un simple et mignon petit chat [comprendre: panthère].
La guerre des achats; tandis qu'Anais achete barcelone, je me contente d'une petite île du pacifique. Nous n'avons décidément pas les même gôuts... Quelle idée de préferer un jet incrusté de pierres précieuses tapes à l'oeil à un simple et modeste jet privé en or, avec pilote/esclave en option.
Sur ce, gardez à l'esprit que Dieu (moi) Vous observe constamment.
Glorifiez moi, rendez moi maître de vos destins, agissez en fonction de ce que je ne provoque jamais. Essayez d'oublier votre libre arbitre. Soyez miens, simplement.

# Posté le vendredi 09 mai 2008 15:22

Modifié le mercredi 14 mai 2008 15:59

[ Le mauvais goût, c'est de confondre la mode, qui ne vit que de changements, avec le beau durable ] - Stendhal -De l'amour

Pouh, je m'enfonce à une allure folle dans les profondeurs de l'inculture; le genre de truc poisseux mais tout de même confortable, jusqu'à ce qu'une personne de l'espèce de ceux qui 'savent un minimum' nous demande ce qu'on pense de Rhinocéros. Nous, on est tenté de dire que oui, on a souvent vu des rhinocéros au zoo mais qu'on préfère quand même les pandas...Puis on se dit que nan, cette question ne doit pas être si bête, si simple...alors on adopte la stratégie d'autoprotection du "j'ai pas entendu mais ah au fait, tu savais que le nouveau Harry Potter est sorti? le film hein...les livres sont bien trop longs...".
Bon eh bien moi je suis ce genre de personne...oh, j'ai la culture de base, juste une sous couche pour éviter l'ensemble vide devant les autres, pour avoir quelquechose à placer; en fait j'ai pensé, pendant un certain temps que ouai, j'connaissais quelques trucs, même peut être plus que la moyenne. Je n'imaginais pas alors le nombre inimaginable de bouquins qui existent. Puis la curiosité m'a menée à la bibliotheque de mon frere; c'est alors que je me suis rendue compte que mes Harry Potter, Casimir, Jacq, ou même Werber (auteur génial mais simplement à la mode), se figeaient face à Huysmans, Sartres, Gallo et bien d'autres. Je me suis sentie mal, à la vue de toutes ces pages que je ne lirai jamais, parce que oui, la premiere idée qui me vient en rentrant n'es pas de me planter dans un fauteuil moelleux vec un bouquin, mais bien le geste, devenu habitude de l'allumage de l'ordinateur. Pourtant, j'en ai envie, de savoir, de m'aventurer dans le monde littéraire, d'être effrayée, de rire, de découvrir des personnages louffoques, courageux, mais je n'y arrive pas; c'est inévitable, je bloque.



[En cours...lui aussi]



Cicéron était un grand homme. Regardez l'audace, c'est très amusant. Il dit "iste" au lieu de "istum". C'est génial non ? Quel humour !
[ Le mauvais goût, c'est de confondre la mode, qui ne vit que de changements, avec le beau durable ] - Stendhal -De l'amour

# Posté le jeudi 08 mai 2008 16:45

Modifié le vendredi 09 mai 2008 13:32

nawakk'

Ca y est, ma règle est morte; Il suffit que l'idôle des jeunes (surtout de par ses magnifiques articles) tente de la rendre encore plus originale, plus hype, fashion même et c'est la cata. Alors difficile de prendre mon air focul-heureuse que je fais quand on me donne un truc (avec un c) très moche... c'est le choc. Après avoir pleuré, pendant un instant sur la gloire passée de ce fabuleux outil mathématique, je continue difficilement ma journée, me disant que les objets sont bien mieux au naturel finalement. (Pourtant, le désastre de mes ciseaux aurait dû être un signe avant coureur de cette déception).
Les objets, mais aussi les gens; finalement, j'ai renoncé à l'autobronzant, après avoir vu La pouff, la tête étrangement beaucoup plus foncée que le reste de son corps et après m'être aperçue que la seule partie de mon corps où l'autobronzant a été efficace est la paume de ma main droite.
J'aime écrire les comptines avec Nico en Porvençal, surtout quand elles parlent de femmes abandonnée qui se font arracher le foie par un docteur qui, en fait, est un singe. Bonne nuit les petits.
L'astuce c'est d'être méchant et focul, rien de mieux pour se faire respecter; Dans ce monde, si t'es gentil t'es mort, crois pas. Mais BB n'a pas dû bien comprendre; être méchant suffit, la connerie, c'est juste une option. Si on regarde bien c'est les plus détestables que les gens admirent. C'est pour cela que j'ai décidé de critiquer les gens ouvertement, à commencer par ma muse. Incroyablement jouissif, c'est tout un art, il faut bien choisir la couleur, l'épaisseur, et surtout la matière. Un coup bref, mais efficace.
Comment... Je me rend compte que Martine (celle du Lac) n'a pas encore de place dans ce compte rendu de ma fabuleuse vie de lycéenne. Pourtant, c'est ma seconde Muse, toujours surprenante, toujours délirante. Je suis désormais fan de Jonas et la Baleine, représentation de la culpabilité (ou un truc comme ça) Alors, en fait le mec, il chante, parce que l'autre se fait manger par un poisson et rencontre son reflet. Difficile de comprendre quand on est partagée entre l'envie de dormir et celle de manger du balisto qui sort comme par miracle du sac de Sammy. Pendant ce temps, Mart' nous parle de son fabuleux mémoire et nous raconte que le plus important c'est bien d'aimer et d'être aimé, et que le mal ne vient pas de Dieu mais bien de l'Homme. Je me disais bien que j'aurais pas dû provoquer de séisme; c'est drôle pourtant. Heureusement qu'on a un nom grâce auquel on pourra effectuer notre mission sur Terre. J'aurais dû m'appeler parfaite. Quand on nous frappe, il ne faut pas tendre l'autre joue, en fait, ni répliquer, non, Martine a trouvé la vérité: en fait, il faut montrer l'autre côté de la vie, vous voyez, ainsi, on ira beaucoup mieux. Les Hommes ne servent à rien, ils sont juste frustrés de ne pas tomber enceints. Souvent, à cause de ça ils deviennent drogués ou alcooliques, et nous, bien sûr, on ne peut pas les changer, on peut juste assister à leur autodestruction depuis notre statut de perfection. La liberté c'est inné; va dire ça au gamin obligé de partir à la guerre; c'est bien une réflexion de bourge ça. Hé y'a pas que le nombril dans la vie (y'a les fesses ...aussi).

Je veux le vernis vert de Sammy, c'est trop classe, comme ça, avec un peu de chance, mon voisin, obsédé comme tout le monde par les apparences, s'enfuira à l'autre pôle de la classe et laissera place à une paire de fesses plus sympatique. J'écris mal, c'est un fait; c'est pour ça que j'aime mon ordinateur : le papier des flemmards cochons.


Je ne comprend pas l'interêt d'apprendre. Je ne comprend pas l'interêt de copier avec un regard niais et une tête vascillante placée habilement sur une main, les explications parfois douteuses d'un prof. Alors, au lieu de penser douloureusement à ce qu'on pourrait faire, si on se trouvait dehors avec ses amis, on trouve une occupation. Parfois on fait des petites vagues ou des petits dessins sur notre feuille, on discute, on pense. Moi, tentant de fuir les réflexions stupides de mon voisin, j'écarte dignement ma table de lui, la rapproche de Machin et commence à observer; c'est alors qu'un spectacle horrible s'offre à moi (mais ça, en fait c'est surtout vrai en maths), une classe amorphe, complêtement découragée, au même titre que moi, perdue dans les explications quasi inexistantes de notre chere amie. Et à la sortie, c'est toujours la même réflexion 'pourquoi ne suis je pas allée en premiere L?' Pourtant c'était dit, c'est ce que je voulais; un peu de vie et non pas une suite de nombres, de signes, d'opérations...
Après suivent d'autres cours, où le but et de changer de place et de se mettre à côté de ceux qui comptent vraiment pour oui, bavarder parce que sinon on craque. C'est ainsi qu'apparaissent la Gras maire, les funky trousses, et outils, les bears, mais aussi des personnages comme BB ou Martou, qui, il est vrai, sont de vraies sources d'inspiration pour la connerie. Alors les heures passent, plus vite cette fois, beaucoup plus vite; on essaye alors de freiner, pour éviter d'arriver à l'heure suivante, de peur qu'elle nous fasse, elle mourir d'ennui.
A quoi sert une dérivée, à quoi sert une fonction même? Je ne sais vraiment pas, j'arrive pas à m'interresser à ces choses qui pour moi sont du chinois. Où donc sont passés les calculs d'Aire, les petits problèmes, et les soustractions ? Ca c'était facile ET concret .. A quoi ça sert de travailler quelquechose que je ne comprends pas? Et je voudrais aller en spé maths? Moi? La fille la plus flemmarde de la Terre, qui au lieu de faire des phrases, se contente de mettre des flèches, parce qu'après tout c'est très mathématique les flèches. C'est du suicide.
Pourquoi apprendre toutes ces choses? Pourquoi ne pas faire comme en Angleterre, on choisit les matières qu'on veut étudier. Mais non, soit disant on doit nourrir notre culture générale -_-
On peut très bien découvrir le plus important dans la vie en sachant simplement lire, écrire, compter. Arrêter au CM2 me paraît tout indiqué, ou même allez, en troisième. Après, on peut structurer nous même notre connaissance de la vie; moi j'ai l'affreuse impression de régresser.
On peut apprendre l'histoire en lisant des livres d'histoire, et ainsi beaucoup mieux la connaître qu'en écoutant la leçon d'un prof qui lui même n'est pas passionné par ce qu'il dit. Pour les langues, on pourrait, apres avoir apris les bases au collège, partir à l'étranger, lire des bouquins anglais, Pour la Svt, la découverte du corps peut se faire également hors cadre scolaire. On découvre avec l'aide d'un fidele compagnon, (ou certains par eux mêmes), les parties non visibles de notre anatomie, et les conséquences d'une telle visite. De même, les plantes et leur fonctionnement ne me semble pas fondamentalement utile afin de mener ma vie . J'aspire à une vie d'inconscience et de naiveté. Peut être la culture et les longues études sont-ils à l base de la technologie et de la société actuelle, mais, sommes nous vraiment heureux dans cette société? On vit plus longtemps, oui, mais ainsi on voit ses forces diminuer petit à petit, on se sent partir, on se sent de plus en plus inutile et dépendant des autres. Après nous avoir nourri pendant 5 ans à coups de soupe et d'épinards, la famille décide de nous envoyer dans une affreuse petite demeure, reculée, effacée, où on finira nos jours aux côtés de gens inconnus et où la vie est absente, où la vivacité vous quitte, où vous perdez l'espoir, voyant qu'autour de vous, personne ne fait réellement attention à ce que vous ressentez. A quoi bon? A quoi bon vivre pour ça?
Pareil, nous avons vaincu bien des maladies, qui raflaient parfois des milliers de gens mais oh miracle, des nouveautés tels que les bombes, les mitraillettes et bien d'autres armes, enlevent de toutes façon ces vies là.
On pourrait trouver un avantage à cette technologie: elle permet de voyager et de communiquer, d'un bout à l'autre de la Terre. Mais à toujours vouloir plus, on se détruit. La société n'est qu'un piège géant, dont il est impossible de s'échapper. On est manipulés, stigmatisés; on nous apprend à être de bons citoyens, bien soumis, même si par des pseudos échappatoires comme la grève (dont on abuse, faute à notre éternelle insatisfaction) et les syndicats, on nous fait croire qu'on est libre de choisir, qu'on est entendus, mais non.
Nos moindres gestes, bientôt seront observés (Bidule tu as raison, Big Brother is watching you) et on le sait tous, mais on est tellement bien dans ce cocon là, qu'on y reste. C'est à se demander si le bonheur et la hasard de la vie existent encore.


[En Cours]
Le jus d'orange avec rien d'ajouté dedans.


Cancer : citation : «Marche en avant de toi-même, comme le chameau qui guide la caravane.»

# Posté le mercredi 07 mai 2008 15:18

Modifié le vendredi 09 mai 2008 04:57

et bla et bla et bla

et bla et bla et bla


Selon un des nombreux quizzes facebook je suis une alcolo qui ne considère une soirée comme réussie que s'il y a alcool et cigarettes... Enfin, il faut tout de même respecter le copyright des soirées de Caro. Eh ouai, la montagne du conformisme s'achêve avec facebook, ce pseudo miracle de la technologie; un des sites qui ont le pouvoir absolu de compter tes amis! et même ceux qui ne le sont pas mais qui t'ont ajoutée quand même! Alors ce site, en soi n'a aucune utilité à part faire des tests pour savoir qui on est, sachant qu'en étant nous même on devrait le savoir mieux que ceux qui dressent un portrait très précis de toi en t'ayant demandé si tu mets du vernis sur tes pieds. Ils doivent être vachement forts. Si je veux, comme ça, en un clic, je pourrais savoir quelle barbapapa je suis, ou même quel genre de gars j'aime (au cas où je ne le saurais pas), ce qui, c'est certain me servira dans la vie. Donc, pour en revenir aux amis, c'qui est fort, c'est que tu peux rechercher des amis, le must, que tout le monde fait parce que ouai, il parait que ça craint d'avoir que 2 amis sur facebook. Alors c'est comme ça qu'on reçoit des invitations de gens qu'on a pas vu depuis 6 ans, et à qui on n'a jamais réellement parlé mais qui, voyant leur liste d'amis trop infime se sont sentis obligés de t'inviter; et toi, évidemment tu acceptes, parce que ça te dit bien à toi aussi d'avoir un ami en plus. Au final, facebook n'était qu'un concours de popularité, la vie entière n'est que ça d'ailleurs, un grand cirque, une compétition géante, une lutte à mort. Pitié, soyez mon ami, j'en ai pas. Puis ahhh découverte absolue, facebook a trouvé le rayon, la mine d'or: la messagerie instantanée; mais au final, cela reste assez inutile car tout jeune ayant internet a msn ... Ainsi, avec facebook et msn, on peut partager de fabuleuses doubles conversations.
Dans cette critique filée du net, des moyens de communications jeunes, hype, nous avons le skyblog, évolution du journal intime, mais celui ci public, où on raconte toutefois les même choses inutiles. Ces skyblogs sont tout de même gradés, répartis en catégories: Il y a ceux où le bloggeur est fan d'un groupe, d'une série télé, ou d'un club de foot, en gros une série de mêmes images, montrant les mêmes personnes sous un angle différent mais toujours avec des légendes élogieusement débiles. Il y a aussi ceux où celui ci tente de montrer au monde entier ses nooombreux amis, ou même sa famille, ou pire, des photos de son cher toutou pistache ou de ses rites sataniques, le soir dans son jardin, a côté des géraniums de sa maman. Il y a également ceux où le bloggeur critique la société, les autres, pour ne pas voir qu'il est noyé dans ce monde là, qu'il est pareil, si ce n'est pire que les autres et surtout parce que ça fait bien de critiquer, parce qu'il pense qu'il échappe au systeme en l'innondant de reproches, qu'ainsi il n'est pas pareil au commun des mortels. Les trucs du jeune, ça, anticonformisme et critique, comme si ça changeait quelquechose. On est pourris on est pourris, contentons nous du bonheur intense que procure un pot de nutella avant de demander plus. Je suis ce genre de bloggeur là, qui, en restant dans son canapé, se contente de baver sur tout, et vous voulez savoir? Ca fait vachement de bien. Le pire tout pire, ce sont les commentaires sur les blogs, les commz comme on dit, le genre de trucs où on dit le plus souvent des trucs stupides, le genre de trucs où la plupart s'en foutent de c'qu'il y a écrit tant qu'y'en a un maxx. La preuve, vous me f'rez pas croire que le bloggeur, quand il demande de quel signe sont les visiteurs s'y interresse vraiment.Ou alors le pauvre il a un grain. Tant de questions inutiles pour rafler ne serait ce qu'un commentaire. Alors, quand on va sur un blog on se sent obligé, le bloggeur supplie à genoux les visiteurs de laisser leur trace. Pareil, quand on nous donne innocemment une adresse de blog dans une conversation suivie d'un discret petit "laisse des comms" on sent bien que le gars est en manque de marques d'attention. Y'en a même, tous fiers qui publient leur nombre extraordinaire de visiteurs sans se douter que skyblog compte une visite des que celui-ci, dans tout son orgueil admire son merveilleux chef d'oeuvre virtuel, ou même que certains, comme moi, retournent souvent sur un blog parce qu'un de ses amis a un blog over génial. Il y a aussi ceux qui viennent juste parce qu'un de leur potes leur a donné ce blog pour exemple des blogs les plus nazes. Alors parfois, on met des commentaires; oh parfois parce qu'on est vraiment inspiré, mais quand on n'a rien à mettre parce que l'article n'a vraiment rien qui vaille le coup d'en parler, on laisse un simple et hypocrite 'je t'aime ma best', et ceci sur tous les blogs des filles que l'ont connait parce que ouai, nous, on n'a que des bests, des chiwies, des MA.
Bon ça va, j'me sens mieux maintenant, je vais pouvoir, comme d'hab, envoyer cet article, tout en espérant avoir des commentaires..Parce que c'est comme ça, on se refait pas.



|L'amour humain ne se distingue du rut stupide des animaux que par deux fonctions divines : la caresse et le baiser|

# Posté le dimanche 04 mai 2008 16:26

Modifié le vendredi 09 mai 2008 11:39

+

On me l'a dit, il faut que je coupe les ponts avec le passé; difficile, les coups de blues sont dans les parages
C'est assez vague; figure de style? Une antithèse...
J'arrive pas...Pourtant jusque là j'ai toujours reussi, déception? j'oublie, cafard? idem... Mais je bloque, comme un fil qui tire sur mon coeur me donnant cette impression de coeur serré perpétuel. Le passé qui dévore, c'est un peu ça, il ne reste dejà plus grand chose de moi. Quelquechose qui m'a fait tellement mal que je m'accroche au passé, à cette periode où pourtant j'avais pas l'impression d'être heureuse. Ces conneries d'incertitude, l'adolescence, normal quoi.



There was a game we used to play
We would hit the town on Friday night
And stay in bed until Sunday
We used to be so free
We were living for the love we had and
Living not for reality
It was just my imagination


Et c'est étrange que cette mélancolie là provoque une envie de peindre, d'écrire des chansons, de redécorer ma chambre de façon louffoque, excentrique
La mélancolie serait-elle la clé de l'Art... Je ne sais pas...Je ne sais même pas si on peut appeler ces envies des appels artistiques puisqu'au final je ne suis jamais fière de ce que j'ai pu faire ... Si l'Art est le fruit de ces pulsions, alors, oui, je fais de l'Art, mais si l'Art est le beau, alors je fais de l'artithèse.
L'envie de tremper ses mains ou ses pieds, tout son corps dans la peinture et de se rouler par terre, comme quand on est gamin, l'envie irrépressible de donner naissance à quelquechose dont on soit fière, comme un bébé, sauf qu'on le garderait pour nous parce que c'est nous, que ça nous appartient. Mère et enfant à la fois. Ca a beau être quelques coups de crayons mal placés, quelques taches de peintures, ou même un coloriage qui déborde j'aime ça, même si la plupart des gens trouveraient ces 'choses' grotesque, moi je les aime.


Je recommence à écouter les disques que je passais en boucle en troisième; j'étais alors dans mon monde, bien protégée et fermée, mon groupe d'amis me suffisant amplement. Comme une prison dorée, j'étais un peu autiste en fait; je n'ai jamais vu l'interêt de parler à ceux que je ne considérais pas comme mes amis. Enfin, encore j'étais alors sortie de l'horrible période du "je me cherche alors je change de style toutes les cinq minutes, m'éloignant à chaque fois un peu plus de ma vraie nature". Puis On m'a fait découvrir des musiques extraS et là, je crois que je me suis trouvée; la premiere fois que j'aimais vraiment, que je pouvais juste écouter.
Ma période débilitos aussi, du genre à tout tenter pour me sentir vraiment ado; pourtant, mes boutons m'auraient suffi à le savoir. La sale période où on cherche ce qu'on a de beau au milieu de ce visage en chantier. La période où on commence à vraiment ressentir qu'un garçon pourrait être utile à quelque chose finalement. La période des seins qui font mal, mais qui ne poussent quand même pas; la période, pour moi, du Premier vrai Grand Amour, et sans doute le plus intense et, surtout, le seul que je ne regrette pas. Le moment où on se dit que oui, les contes de fée ça existe (et ceci avant de se rendre compte que lui n'a pas de cheval blanc). La période cigarette avec les copines (mais celles au chocolat quand même parce que toute transgression des règles doit être modérée) au bastion, la période aprem's à la plage, ou sur les rochers avec les garçons à la guitare. La période où l'on commence à se découvrir nous même, mais aussi à vraiment voir le reste; le lycée qui se profile et qu'on a hâte de découvrir; l'idée que quelques mois plus tard, ça y sera, on sera comme dans les séries américaines, mais nous, comme on est rebel, on sera bourré, à la fin de cours quasi inexistants à retrouver notre amoureux qui nous aura gentiment attendu à la sortie.(En tout cas moi, des le premier mois de lycée, grosse désillusion; les mêmes boulets qu'au collège, mais avec l'assurance en plus).
D'excellentes années, surprenantes à chaque minute.

Alors la nostalgie me prend parfois ... souvent même, et là, je vois qu'on a grandi, mais que les liens sont restés et je pense à mes vacances en Corse, cet été avec elles, avec celles qui ont joué avec moi à cette étrange marelle, avec celles grâce à qui l'adolescence m'a un peu épargnée.

[Oulà..un racontage de vie =X ]



-It's like it was yesterday-


+

# Posté le samedi 03 mai 2008 14:15

Modifié le dimanche 11 mai 2008 06:42