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il était temps...

il était temps...
On peut changer? Si vite? Se réveiller un jour, décider que ça y est, désormais, on ne mettra plus de chaussettes, ni de chaussures d'ailleurs, qu'on marchera pieds nus, qu'on sera une sorte de hippie du bas, nous qui avons toujours mis des semelles hyper compensées de peur d'êtreà moins de 10 cm du sol? Ou alors décider de ne plus parler, d'ôter les voyelles de son vocabulaire ...ou seulement les "e" car tout d'un coup ça paraît beaucoup moins attrayant un "e". Devenir soudain, en enfilant ses pantoufles, tâtant à la recherche de ce putain d'interrupteur, quelqu'un de nouveau. Nouveau caractère, même identité; même visage boutonneux de chaque matin, mêmes cuisses, trop grosses, même après un traitement avec une crème "tellement différente aux résultats garantis dans 95% des cas"... où on se dit qu'on appartient vraiment aux 5% de celles qui sont condamnées à porter des combinaisons de plongées à chaque sortie plage. On ne sent pas tout de suite qu'on a changé; on ne comprend alors pas l'importance du yaourt qu'on mange à la place du croissant au nutella habituel. Oui, on a alors décidé de prendre soin de soi, de s'assumer, de faire en sorte de s'assumer; alors on commence à faire diverses choses insignifiantes, comme assumer des t-shirts de "pétasse" et ranger à jamais dans la case "honteuse" de son placard les viex t shirts-raz-le-cou-et-bien-sûr-noirs, ou des choses très signifiantes, comme s'ouvrir, accepter que quelqu'un d'autre qu'un amour soit vraiment important. Alors qu'on restait imperméable à toute relation trop intense avec les autres parce qu'on avait décidait qu'on les détestait tous parce qu'après tout c'étaient tous des cons, on commence à "se lâcher", à s'étonner soi même, mais surtout les autres et là on naît, vraiment, ou plutôt on renaît, après presque une année passée à hiberner socialement parce qu'on était trop concentrée sur l'amour ...Ah l'amour...Comme si ça remplaçait l'Amitié... Les amies, qu'on appelle lorsqu'on a un bouton très voyant, et qu'on a honte d'aller au lycée le lendemain, qu'on appelle quand tout d'un coup, en écoutant "how to save a life" on s'est dit que la vie était trop triste et qu'il faudrait bien un jour déchirer la photo d'orlando Bloom qu'on a planquée depuis 3 ans sous son matelas, ces amies, qui nous écrasent des cornets sur les deux joues mais dont on sait qu'un jour on se vengera et que celle ci se retrouvera un jour, les chaussures remplies de glace à la pistache, ces amies avec qui on passe du temps, qu'on découvre, qu'on aime tout simplement, parce qu'elles aussi commencent à nous connaître, maintenant qu'on commence à s'ouvrir, qu'on n'est plus hermétique...et là on s'aperçoit que c'est bien de se laisser connaître, de se révéler, parce qu'après tout on découvre qu'on est quelqu'un de bien, comme Maïlis ou Pam, on préfère se dire qu'on est parfaite et ignorer les idiots qui font des blagues sur les "chips" et qui laissent ressortir leurs poils de torse au dessus du col de leur polo rose - ouai parce que le rose c'est tarpin hype chic, comme le jaune, poussin ou le jaune bouton d'or; le jaune, soleil-derrière-nuage étant lui tout à fait démodé, hors du siècle dirait-on, pourtant la mode est au vieux, retour des sixties et seventies-classieux pour certains et, pour d'autre, ambiance années 40-tout-pourri-mais-qui-fait-classe-avec-un-polo-ralph-lauren et voilà la vie qui recommence, on va plouker et ça repart, ambiance ouapiti-Vian-avec-de-l'herbe-rouge - Retour à l'histoire de monsieur "on"; le sujet fashion-sion étant [beaucoup] trop étendu et exploitable pendant des lustres [tarpin!] ... Après la transformation, que beaucoup ont remarqué parce qu'on révèle enfin son caractère de cochon, grincheux, boudeur, mais tout de même chaleureux, en cherchant bien - alors certains nous trouvent méchante, d'autre ménauposée, et d'autres témoignent leur affection grâce à de magnifiques surnoms tels que "dumbo", "crouton", ou encore "renard ménauposé"; on se surprend à avoir envie d'être avec les autres, à avoir envie de ne pas se bourrer la gueule, juste pour se rappeler des soirées [pas toutes of course]. Cette année sera sous le signe du changement..ou plutôt a été - presque finie - à peine commencée- Comme une série TV dont on attend avec impatience le prochain épisode, en espérant tout de même une suppression du décor, le remplacement du cadre scolaire par un cadre funifiant, fluidifiant, étonnifiant, exaltifiant.
Alors voilà, comment, en un claquement de doigts on change, comment, pendant des mois, on se découvre, voilà...voilà comment implantée dans un milieu totalement différent de ce qu'on a toujours connu, on peut se surprendre soi même mais aussi les autres, implantée dans un lycée de dingues-hypra-égo-nombriliste-de-première-classe-hypocrites-cellulaires, dans une ville pseudo-animée, pseudo-géniale, où les bus et metros vont se coucher à 23h00 alors que la soirée vient de commencer, où les mémés, comme partout, serrent leur sac entres leurs petites mains, prêtent à le défendre au péril de leur vie contre la grande menace que LE jeune représente, cette ville où les expressions les plus courantes sont "t'y'es charmante" et " t'as pas un 06?", et enfin cette ville où on reconnait les fans de foot ma-télé-me-sert-de-maîtresse-et-ma-femme-de-porte-chope à leur ventre à l'aspect très confortable.

En cours..Etonnant? [en attente de l'article sur la teuf de la zicmu et de l'anniversaire d'anaïs]

Pour la fête de la musique, une grosse flemme pointe son nez : donc : voir article by Sammy here

# Posté le dimanche 29 juin 2008 18:28

Modifié le lundi 30 juin 2008 17:41

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