Bristol... hé pas d'idée de titre plus original quoi...

Bristol... hé pas d'idée de titre plus original quoi...
A peine une semaine depuis la fin du voyage, depuis cet épisode aéroport-plein-de-larmes-retour-peu-attendu-en-France, et pourtant tout me paraît déjà loin. Les amitiés, les vraies, pas les "camaraderie made in bristol", mais les AMITIES sans étiquette se profilent, et évoluent. C'est le moment où l'on découvre CEUX que l'on oubliera pas, et que finalement il y en a peu, même si on a promi à tout le monde de ne pas les oublier, même si on avait l'impression que presque chaque aurevoir était un déchirement. On se rend compte que beaucoup de ces aurevoirs étaient en fait des adieux, qu'on ne se déplacera pas spécialement pour certains, et que par contre, on serait prêt à faire des centaines de km en train rien que pour quelques jours avec d'autres.
Je me rend compte que de ces aprems au parc, de ces compagnons de parcelle d'herbe, de ces camarades de cours, beaucoup resteront de simples mais, il est vrai excellents souvenirs... Les autres deviennent de belles amitiés, mais ceux-là se comptent sur les doigts de la main. Tout le monde réalise également que leurs histoires, leurs grandes histoires, celles qui se profilaient, celles qu'ils espéraient pour la suite, celles qu'ils désiraient, celles qui auraient résisté à la distance dans leurs rêves préfabriqués n'étaient en fait que des flirts, des petits bouts de bonheurs, des échanges... un câlin contre un bisou... je te fais plaisir et tu me fais plaisir, sorte de troc, amour à la commerciale, mais dont on savait dès le départ que ça n'était que pour combler ce besoin affectif qu'on cache tous au fond de nous. Certains le prennent mal, d'autres bien, après tout la vie est remplie de ces petites histoires, une page sur des milliers, une infime partie de notre coeur squattée pendant une semaine. L'essentiel est que ce petit "truc" entre les deux personnes devienne de l'amitié, mais est-ce possible qu'un petit rien devienne un grand tout? parce que l'amitié, oui, c'est tout....
Malgré cela on regrette, on regrettepas seulement ça, mais également toutes les amitiés avortées parce que beaucoup ont la flemme de se déplacer, parce que beaucoup abandonnent à l'avance, se disant que de toute façon se revoir est impossible, pourtant moi, pour eux, j'en ferais du chemin...
reste à savoir ce que ça deviendra, mais je devine déjà ce qui marchera... OU PAS
# Posté le lundi 04 août 2008 12:19
Modifié le mercredi 06 août 2008 16:17

Bristol

Bristol
Comment arriver à donner une image à peu près réaliste de ces trois semaines passées à Bristol avec vous? Après avoir retourné cette question dans tous les sens, je me lance.
Je pourrais dire que j'ai fait de belles rencontres, mais la vérité c'est que j'ai fait de merveilleuses connaissances, je pourrais dire que je me suis amusée, mais la vérité c'est que j'étais tout simplement heureuse avec eux.
J'ai découvert qu'on pouvait tomber amoureux d'un parc, comme ça, et y élire domicile, décider que c'est là, là qu'on passera 90 % du temps à ne rien faire... ou presque, juste glander, parce qu'après tout les vacances c'est fait pour ça. Juste être avec ceux qu'on aime, MANGER, boire, faire de nombreux allers retours aux toilettes, discuter, même fumer. Faire des choses simples, mais, qui, avec les autres, prennent toute leur importance. Je ne peux pas prétendre résumer tout ce qui a pu se passer simplement dans ce parc là, au milieu de tous les papiers, canettes, dealers et autres cochonneries =).
On se rend compte qu'on aime les gens quand on est heureux, même en ne f'sant rien, juste en étant avachi entre l'herbe et une veste, parce que ouai, en angleterre ça caille, la tête enfoncée dans un sac inconfortable, avec l'odeur du *pack lunch* dégueu' qu'on a oublié de jeter qui remonte dans les narines. On réalise qu'on tient à eux quand ça ne nous fait plus rien d'aller se caler avec eux dans un subway qui pue (il faut le dire), qu'on a des discussions intenses, sans même vraiment se connaître, juste parce qu'en quelques jours à peine on sait qu'on peut se faire confiance, qu'on sait que les autres sont là pour nous et que nous aussi, on est toujours là pour eux (remember, remember, the 14th of july Marie), qu'on s'envoie des pizzas sur la tête, qu'on se prend des fous rires collectifs, mais surtout débiles... Pour tout ça et pour bien d'autres choses, je sais que je vous aime, et je veux voux revoir, parce qu'il y a des rencontres qui valent le coup, qui tombent comme ça, au hasard des voyages et des années, des rencontres importantes, des amitiés à conserver, ce qui fait que ça vaut la peine de voyager, de découvrir les autres, ce qui fait qu'on se dit que finalement, les gens ne sont pas tous des GROS PD, ce qui fait qu'on est heureux tout simplement d'être parti avec EF, même si c'est vraiment mal foutu.
J'suis heureuse de vous connaître chers habitant permanents de la pelouse, éternels morfalou de donuts, pisseurs invétérés, fous de musique, gros dégueulasses, drogués plus ou moins récents, alcolos de longue date...
Je t'aime Charchou, chère sudiste, du même caractère parfois difficile que moi, mais tout de même adorable, drôle, avec qui j'ai vécu Toutes les situations <3
Je t'aime Marie, chère compagnon(e?) de galère un 14 juillet, dans un bus, puis chez jakie, grande sensible, grand ceur. Une fille posée et pourtant étonnante, une fille formidable, un amour à revoir vite.
Je t'aime Alexandra, bout de chou, d'une grande sensibilité, tu vas me manquer, ça c'est sûr.
Je t'aime Virak parce que si tu rotes, on t'entend sûrement à l'autre bout de la ville, parce que tu es capable de parler de counter, même au milieu d'un parc avec nous, que tu es capable de passer ta journée à manger de donuts (sauf ceux au chocolat of course), que tu ne peux considérer une journée comme accomplie qu'avec un passage au subway, tout simplement parce que tu es génial =)
Je t'aime vincent parce que ta tête après avoir "bédavé" est impayable, et que tu me fais rire avec tes blagues à la noix.
Je t'aime Micou parce que tu sais me remonter le moral juste en parlant de pieds, parce que ton regard est absolument magnifique, parce que tu simules comme personne, parce que tu es un bon récepteur de pizzas, parce qu'avec toi, fous rires garantis, et parce que tu as la bouille la plus attendrissante de toute la planète.
...Et toi aussi Alex, cher récepteur planétaire de merdes de mouettes.
En souvenirs de batailles de maïs, de la grosse merde de Londres, des courses aux toilettes, de la bouffe, de nos aprems au parc, de bath et son parc moisi, de sainsbury, des cours -_-, du temps quelque peu instable, de certaines horribles host families, et des défunts donuts...


"
I miss you, I miss you

Where are you and I'm so sorry
I cannot sleep I cannot dream tonight
I need somebody and always
This sick strange darkness
Comes creeping on so haunting every time
"


La suite...plus tard x_X
# Posté le jeudi 31 juillet 2008 13:15

Elles

Elles
Je vous aime (L)

Ah ces soirées...
# Posté le mardi 29 juillet 2008 11:15

il était temps...

il était temps...
On peut changer? Si vite? Se réveiller un jour, décider que ça y est, désormais, on ne mettra plus de chaussettes, ni de chaussures d'ailleurs, qu'on marchera pieds nus, qu'on sera une sorte de hippie du bas, nous qui avons toujours mis des semelles hyper compensées de peur d'êtreà moins de 10 cm du sol? Ou alors décider de ne plus parler, d'ôter les voyelles de son vocabulaire ...ou seulement les "e" car tout d'un coup ça paraît beaucoup moins attrayant un "e". Devenir soudain, en enfilant ses pantoufles, tâtant à la recherche de ce putain d'interrupteur, quelqu'un de nouveau. Nouveau caractère, même identité; même visage boutonneux de chaque matin, mêmes cuisses, trop grosses, même après un traitement avec une crème "tellement différente aux résultats garantis dans 95% des cas"... où on se dit qu'on appartient vraiment aux 5% de celles qui sont condamnées à porter des combinaisons de plongées à chaque sortie plage. On ne sent pas tout de suite qu'on a changé; on ne comprend alors pas l'importance du yaourt qu'on mange à la place du croissant au nutella habituel. Oui, on a alors décidé de prendre soin de soi, de s'assumer, de faire en sorte de s'assumer; alors on commence à faire diverses choses insignifiantes, comme assumer des t-shirts de "pétasse" et ranger à jamais dans la case "honteuse" de son placard les viex t shirts-raz-le-cou-et-bien-sûr-noirs, ou des choses très signifiantes, comme s'ouvrir, accepter que quelqu'un d'autre qu'un amour soit vraiment important. Alors qu'on restait imperméable à toute relation trop intense avec les autres parce qu'on avait décidait qu'on les détestait tous parce qu'après tout c'étaient tous des cons, on commence à "se lâcher", à s'étonner soi même, mais surtout les autres et là on naît, vraiment, ou plutôt on renaît, après presque une année passée à hiberner socialement parce qu'on était trop concentrée sur l'amour ...Ah l'amour...Comme si ça remplaçait l'Amitié... Les amies, qu'on appelle lorsqu'on a un bouton très voyant, et qu'on a honte d'aller au lycée le lendemain, qu'on appelle quand tout d'un coup, en écoutant "how to save a life" on s'est dit que la vie était trop triste et qu'il faudrait bien un jour déchirer la photo d'orlando Bloom qu'on a planquée depuis 3 ans sous son matelas, ces amies, qui nous écrasent des cornets sur les deux joues mais dont on sait qu'un jour on se vengera et que celle ci se retrouvera un jour, les chaussures remplies de glace à la pistache, ces amies avec qui on passe du temps, qu'on découvre, qu'on aime tout simplement, parce qu'elles aussi commencent à nous connaître, maintenant qu'on commence à s'ouvrir, qu'on n'est plus hermétique...et là on s'aperçoit que c'est bien de se laisser connaître, de se révéler, parce qu'après tout on découvre qu'on est quelqu'un de bien, comme Maïlis ou Pam, on préfère se dire qu'on est parfaite et ignorer les idiots qui font des blagues sur les "chips" et qui laissent ressortir leurs poils de torse au dessus du col de leur polo rose - ouai parce que le rose c'est tarpin hype chic, comme le jaune, poussin ou le jaune bouton d'or; le jaune, soleil-derrière-nuage étant lui tout à fait démodé, hors du siècle dirait-on, pourtant la mode est au vieux, retour des sixties et seventies-classieux pour certains et, pour d'autre, ambiance années 40-tout-pourri-mais-qui-fait-classe-avec-un-polo-ralph-lauren et voilà la vie qui recommence, on va plouker et ça repart, ambiance ouapiti-Vian-avec-de-l'herbe-rouge - Retour à l'histoire de monsieur "on"; le sujet fashion-sion étant [beaucoup] trop étendu et exploitable pendant des lustres [tarpin!] ... Après la transformation, que beaucoup ont remarqué parce qu'on révèle enfin son caractère de cochon, grincheux, boudeur, mais tout de même chaleureux, en cherchant bien - alors certains nous trouvent méchante, d'autre ménauposée, et d'autres témoignent leur affection grâce à de magnifiques surnoms tels que "dumbo", "crouton", ou encore "renard ménauposé"; on se surprend à avoir envie d'être avec les autres, à avoir envie de ne pas se bourrer la gueule, juste pour se rappeler des soirées [pas toutes of course]. Cette année sera sous le signe du changement..ou plutôt a été - presque finie - à peine commencée- Comme une série TV dont on attend avec impatience le prochain épisode, en espérant tout de même une suppression du décor, le remplacement du cadre scolaire par un cadre funifiant, fluidifiant, étonnifiant, exaltifiant.
Alors voilà, comment, en un claquement de doigts on change, comment, pendant des mois, on se découvre, voilà...voilà comment implantée dans un milieu totalement différent de ce qu'on a toujours connu, on peut se surprendre soi même mais aussi les autres, implantée dans un lycée de dingues-hypra-égo-nombriliste-de-première-classe-hypocrites-cellulaires, dans une ville pseudo-animée, pseudo-géniale, où les bus et metros vont se coucher à 23h00 alors que la soirée vient de commencer, où les mémés, comme partout, serrent leur sac entres leurs petites mains, prêtent à le défendre au péril de leur vie contre la grande menace que LE jeune représente, cette ville où les expressions les plus courantes sont "t'y'es charmante" et " t'as pas un 06?", et enfin cette ville où on reconnait les fans de foot ma-télé-me-sert-de-maîtresse-et-ma-femme-de-porte-chope à leur ventre à l'aspect très confortable.

En cours..Etonnant? [en attente de l'article sur la teuf de la zicmu et de l'anniversaire d'anaïs]

Pour la fête de la musique, une grosse flemme pointe son nez : donc : voir article by Sammy here
# Posté le dimanche 29 juin 2008 18:28
Modifié le lundi 30 juin 2008 17:41

suite article : autodafé

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# Posté le mardi 10 juin 2008 16:38